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Genèse de la bienveillance, de la bientraitance et de l’éducation positive

Bienveillance, bientraitance, éducation positive sont des nouveaux termes apparus dans notre jargon éducatif français. Rappelons que Maria Montessori n’a pas qualifié sa philosophie (encore une fois bien plus qu’une méthode) pédagogique en ces termes et qu’elle utilisait plutôt le terme « scientifique » en temps que docteur de formation, soulignons-le aussi.

Je suis étonnée qu’il faille aujourd’hui qualifier les méthodes, les actions ou relations humaines de bienveillantes,  bientraitantes ou positives. N’est-ce pas une évidence comme l’est le développement « naturel » de l’enfant ?

Si on prend l’opposé de ces adjectifs, cela devient « malveillante, maltraitante et négative ». Je ne pense pas que les adultes, qu’ils soient professionnels de l’Education ou pas, ont envie d’utiliser ces adjectifs pour décrire leurs relations avec les enfants.

Il va de soi que nous souhaitons des relations respectueuses, aimables et joyeuses, avec les enfants comme avec les adultes. Alors quelle est la genèse de ces adjectifs ?

Le monde actuel nous expose à des relations plus nombreuses et diversifiées qu’auparavant. Quelques semaines après sa naissance, le bébé peut aller en crèche et y cotoyer beaucoup d’individus. C’est ce qu’on appelle son premier stade de socialisation. Il est plongé dans un environnement adapté ou non et une ambiance qui peut être sereine ou non. C’est en cela, à mon avis, qu’on peut qualifier l’éducation de positive ou non, de bienveillante ou non et de bientraitante ou non.

La qualité de la vie du bébé va avoir un impact sur son mental. Et vivre en milieu urbain pollué, bruyant, étouffant n’a pas le même impact sur l’individu, nous le savons, que s’il vit à la campagne, avec sa famille, dans son habitat au calme.

La pollution de la Planète, les tensions géo-politiques, les habitats peu sains et exigües, le consumérisme, l’omniprésence du plastique, la malbouffe, les écrans… se sont accumulés dans la vie des adultes et donc des bébés qui pour être éduqués d’une façon naturelle et adaptée à leurs besoins forcent le monde adulte à se déconstruire.

Je m’explique :  Si on ajoute l’adjectif bienveillante à la relation, c’est qu’elle pourrait ne pas l’être, n’est-ce pas ? Ou qu’elle ne l’était pas.  Et pourquoi ne l’était-elle pas ? Parce que nous nous sommes éloignés les uns des autres, parce que notre mental flanche, parce que nos pensées et croyances sont négatives et déclenchent des émotions néfastes, parce que les frustrations sont plus fortes que tout.

Pour éduquer un bébé selon la pédagogie Montessori, les conseils vont bon train : il faut vider la chambre du bébé du surplus, il faut préparer une nourriture simple et basique sans sucre ni graisses superflues, il faut se former à la relation, à la communication, il faut acheter tel matériel, il faut, il faut…

En tant que parents conscients, investis et persévérants, nous appliquons toutes les recettes à la mode et l’ambiance familiale n’est pas pour autant meilleure. Alors quoi ?

Je ne dirai pas « il faut » mais « pensons à » nous observer, nous écouter. Et puis « lâchons nos croyances », nos valises, nos attitudes qui nous desservent avant de desservir les autres. Si nous avons l’impression d’être anxieux, de porter une charge mentale trop lourde, ce sont les signes que le mental est sous pression.

Il existe des méthodes pour décharger votre mental. Je vous propose de faire un test de coaching mental d’une  heure avec moi. Et les adjectifs bienveillants et bientraitants surperfétatoires disparaitront d’eux-mêmes de votre pensées donc de votre vie, pour le bénéfice des autres également !