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Pour prendre contact avec nous…

Qu’est-ce que le CARE ?

Prends soin de soi si on prend soin des autres.

Tous les professionnels ayant un contact humain relatif au soin (Care dit-on actuellement) ont besoin d’un accompagnement psychologique et mental. Attention, le terme soin, n’a rien à voir avec l’action de « soigner la plaie » d’un enfant tombé de vélo par exemple, il s’agit d’un ensemble d’actes plus larges dirigés vers une personne ou un groupe de personnes envers lesquels on a de la sollicitude.

Quand on soigne un individu, il faut nous-même être en bonne santé psychologique et mentale, sinon le soin en pâtit d’une part et ne prenant pas soin de nous on risque le désastre pour nous aussi.

Prendre soin de soi c’est simple en somme : respecter les règles d’hygiène de vie (nourriture, sommeil, exercices physiques,  relations saines).  Prendre soin des autres, c’est moins simple car cela demande de l’écoute, de l’observation, une prise de distance émotionnelle, de la patience, de la compréhension.

Murielle Lefebvre propose du soin aux directeurs d’école, aux éducateurs, aux parents, car elle est elle-mêmes coachée pour pouvoir le faire. Vous aussi recevez du soin pour pouvoir en donner ! Prenez contact et prévoyons ensemble le soin qui vous conviendra. Cliquez ici

 

Une crèche accueille des bébés aux troubles neurodéveloppementaux

Je suis déjà dans le couloir qui mène à l’ascenseur car je viens de visiter la crèche, accueillie par Maude – une éducatrice que Caroline et moi avons formé à la pédagogie Montessori pour les bébés – et par la directrice. C’est un lieu où des enfants âgés de moins de 3 ans et ayant des troubles neurodéveloppementaux sont accueillis par une équipe multidisciplinaire.
Nous sommes en train de nous dire au revoir après une matinée de visite et d’échanges professionnels intenses et enrichissants.
Tout à coup un jeune garçon, sans doute âgé de moins de 2 ans, se jette dans les jambes de Maude. Elles s’accroupit sur le pas de la porte et l’enfant, se love sur ses genoux. Il enroule presque la totalité de son corps autour des jambes de Maude. On ne voit plus sa tête qu’il tient en direction du sol. Et il ne bouge plus.
Maude en est toute paralysée de surprise et d’émotions. Elle rit. La directrice s’est accroupie aussi à côté d’eux. Ces 3 personnes sont en communion dans un instant d’éternité. Nous sommes, la maman et moi, de chaque côté de l’entrebâillement de la porte d’entrée, témoins forcées de cet événement déclenché par ce très jeune garçon. La joie nous gagne.
Maude caresse le dos du jeune garçon et lui dit « merci Max pour ce câlin. Je suis contente que tu me fasses ce câlin. »

Tout le monde est relié à cet instant magique qui semble figer le temps. Pour la joie de chacun.

Murielle – février 2022

Top 10 des accidents domestiques

Ceux qui connaissent nos valeurs, savent que nous prônons la posture du SOIN (care) les uns envers les autres. Et plus particulièrement envers les bébés, les personnes handicapées et les personnes âgées. C’est dans cet état d’esprit que nous avons créé l’appellation de posture des 5S dont un S concerne la Sécurité.

J’ai été marquée par deux événements dramatiques qui m’ont été rapportés, il y a longtemps maintenant, mais ils ne s’effaceront pas de ma mémoire :

– un bébé avait eu les mains brulées car il les avait posées sur un poêle à bois, chez lui

– un autre bébé avait eu les pieds gelés car il était restait sans bouger dans un porte-bébé d’une skieuse

Je n’en dirai pas plus sur les circonstances auxquelles nous DEVONS penser pour prendre soin des autres.

Top 10 des accidents domestiques les plus courants

Chute

La chute est l’accident domestique le plus fréquent. Il touche principalement les personnes âgées et les jeunes enfants. Aménagez votre domicile de manière à sécuriser les zones de passage, les fenêtres ou les escaliers !

Brûlure 

Chaud devant ! Dans la cuisine, les brûlures sont vite arrivées.

Coupure

A la maison ou au jardin, le risque de coupure existe !

Pincement

Les enfants se coincent facilement les doigts dans les portes.

Noyade

En période estivale, la noyade est l’accident le plus fréquent chez l’enfant. Vite arrivée, elle peut survenir dans seulement 20 cm d’eau, en quelques secondes.

Intoxication

Tout le monde est concerné ! Plantes toxiques, produits ménagers, médicaments…

Morsure

Nos amis les bêtes peuvent mordre. Chez l’enfant, ces blessures sont particulièrement graves sur le visage ou sur le cou.

Piqûre

Bzzzz… Qui n’a jamais été piqué par un moustique ? Les piqûres d’insectes peuvent toutefois être moins bénignes s’il s’agit d’une guêpe, d’un frelon ou d’un moustique tigre véhiculant une maladie.

Étouffement

Ce sont surtout les enfants en bas-âge qui sont sujet à l’étouffement, car ils ont tendance à tout porter à la bouche.

Électrocution

Dès qu’ils se déplacent, les enfants ont vite fait de mettre leurs doigts ou de petits objets métalliques dans les prises de courant.

source : social-sante.gouv.fr

Des héritiers du travail de Maria Montessori nous quittent

Dans mon livre  « La pédagogie Montessori illustré » – le tout premier en français qui montrait des photos en couleurs de matériels Montessori et expliquait à tout un chacun les bases de la méthode- apparaissait le témoignage de Bob Korngold, ami américain qui m’avait accueilli mon fils et moi très gentiment dans le centre de formation New Yorkais de son épouse Carole Wolfe. C’était un contact privilégié pour moi, car en France il n’existait pas de tel centre (et toujours pas d’ailleurs -(
Ils formaient des éducateurs Montessori pour prendre soin des bébés. On venait du monde entier pour suivre leurs formations ! Je découvrais que c’était une belle tâche et j’en eu le coeur rempli de joie et d’envie !

J’ai échangé durant plusieurs années avec Bob qui travaillait sur une collection de petits livres au double format : papier et électronique. Je testais et je le conseillais. Cette collaboration à été pour moi un tremplin vers les programmes et les publications que j’ai par la suite durant des années (et je continue encore) souhaité voir naître en France où on ne parlait pas de l’éducation des bébés.

photo de la toute première édition du livre en 2007

 

Voici ce que Bob écrivait en 2007.

La première école Montessori a été créée il y aura bientôt 100 ans. Ne sommes-nous pas chanceux que cette pédagogie soit arrivée jusqu’à nous ? Tout a commencé dans notre famille il y a 30 ans, lorsqu’un tisserand écossais arriva dans une petite banlieue d’Albany, capitale de l’état de New York aux Etats-Unis d’Amérique et enseigna aux dix-huit enfants de notre classe maternelle. Et aujourd’hui deux de nos anciens élèves ont leurs propres enfants dans des écoles Montessori.

Il reste peu de choses auxquelles croire dans notre monde. La société de consommation, la politique, les médias, la religion, la météorologie, la compétition vous laissent froids et seuls.

La pédagogie de Maria Montessori est peut-être l’un des derniers systèmes dans lequel espérer et ici dans ce livre, vous allez commencer un voyage, quelle chance !

Vous apprendrez qu’enseigner à un enfant est un précieux cadeau et que laisser l’enfant vous enseigner est une merveille.

Chapitre après chapitre, la pédagogie Montessori pénétrera dans votre vie, et vous, votre famille et vos amis aurez une vie plus riche et remplie de paix.

J’ai eu beaucoup de chance d’être accueillie par ces personnes dans ce beau centre.
A chaque visite aux USA, ma motivation est regonflée, car je sais qu’il n’existe pas d’équivalent en France où tout est encore à faire. Nous avons tant de retard !

Alors bonne journée de travail à chacun et à chacune. Les enfants ont besoin de nos sourires, de notre joie, de notre croyance dans leur potentiel, de notre fluidité et de notre CARE !

Murielle

 

Nous avons reçu un cadeau pour Noël !

Pour Noël, nous avons eu la joie de recevoir une demande de formation à l’approche Pikler.
C’est une future éducatrice qui vit en Seine Saint Denis (93), département français dont le besoin en pédagogies humaniste et holistique est fort.

Le contenu de cette approche est porteur de sens et de cohérence vis-à-vis des bébés malmenés socialement par la pandémie. Le port du masque des adultes qui en prennent soin et les éduquent, de près ou de loin, a des impacts psychologiques et physiologiques sur les bébés; on en mesurera les conséquences dans quelques mois et années.

Le coeur de l’approche Pikler et de la philosophie Montessori étant le soin (CARE) dans son sens large et philosophique, les professionnels cherchent des adaptations aux circonstances actuelles, pour le bien-être du bébé.

Alors continuons tous ensemble à chercher des solutions et adaptations pour nos bébés, sourions-leur, carressons-les et passons des moments zen avec eux !

 

Intuition (suite)

suite et fin du post précédent…

Quelques mois, – peut-être années, qui sait – plus tard, de nouveau, Benjamin, qui a une bonne santé, déclenche des plaques rouges sur son corps.

Comme lors du précédent épisode, c’est subit. Mais la maman possède désormais de l’expérience, même plus : de la mémoire de l’expérience passée; et elle engage un scan interne des événements.

Son intuition lui dit qu’il doit y avoir un ou plusieurs facteurs déclencheurs.

Après réflexions et spéculations, elle finit par trouver le point commun : le jour précédent l’apparition des plaques rouges, Benjamin portait à chaque fois un vêtement noir, NEUF. C’est-à-dire qu’il n’avait pas été lavé de sa teinture couleur noire que la peau de Benjamin n’accepte pas.

L’intuition de la maman avait permis d’aboutir au diagnostic et d’éviter le même événement à tout jamais.

Et vous savez-vous ce qu’est l’intuition ? La ressentez-vous ? Si oui, qu’en faites-vous ?

Dans le cadre des accompagnements de gestion mentale que je propose, j’aborde cette notion inhérente à l’être humain, peu connue et pourtant si essentielle. J’ai découvert cette notion il y a 2 ans dans la lecture d’un livre portant sur la façon dont des malades du cancer avaient géré leur guérison.
Puis j’ai creusé le sujet grâce à Henri Poincaré, un grand homme français, qui l’a découverte au XIXe siècle.

L’intuition est en chacun de nous, (et donc en gestation chez les enfants !)

La mort des écoles montessori en France

La covid19 aura eu raison des écoles montessori privées en France.

Elles sont de plus en plus nombreuses à communiquer sur leur fermeture définitive. Bien entendu, chaque année des écoles montessori ferment et d’autres ouvrent, mais l’année 2020 sonne la fin de certaines qui avaient pignon sur rue, pas forcément les plus faibles ou les plus régionales. Dans les grandes villes, Paris, Bordeaux, Cannes ou Metz, les directeurs m’écrivent qu’ils sont en dépôt de bilan.

La raison directe est l’arrêt de paiement des familles, qui sont les seules à financer les écoles privées hors contrat en France, rappelons-le. Eux-mêmes licenciés ou en chômage partiel, ils ne peuvent continuer à payer l’écolage mensuel de l’école privée de leur enfant, sachant  que l’école publique gratuite est au coin de leur rue.

Je suis triste : pour les enfants tout d’abord qui s’épanouissaient dans leur école, pour les entrepreneurs courageux qui sacrifiaient beaucoup pour faire naître ce projet type, pour les familles qui avaient besoin de ce genre de structure soit pour leur enfant « différent » soit par conviction et choix d’une pédagogie humaniste.

Je caresse l’espoir de nouvelles solutions, de nouveaux modèles d’éducation qui vont émerger de cette situation de crise sanitaire et économique mondiale.

Notre association (AMIS) continue à être présente sur la toile et à nourrir des réflexions et actions avec ceux et pour ceux qui le veulent afin de faire connaître les démarches éducatives humanistes et pacifiques, seules voies à entreprendre pour l’Education des enfants, comme le disaient Maria Montessori il y a plus d’un siècle.

 

 

La plage est un danger pour les bébés et les jeunes enfants

Même protégés, les bébés et jeunes enfants sont en danger à la plage actuellement :

Ils risquent des brûlures (même à travers les chapeaux et les vêtements)

Ils risquent une déshydratation (même si vous leur donnez à boire régulièrement)

Ils risquent une coup de chaleur (surtout sous une tente)

Rien ne leur sera bénéfique dans cet environnement, alors s’il vous plait, gardez-les chez vous, volets fermés et profitez-en pour vous offrir des moments de douceurs en famille : de la musique douce, des odeurs fleuries, de la lumière diffuse, des massages et caresses accompagnées de chansons et paroles d’amour. Voilà un programme à essayer en famille.

Ensuite, on peut mettre en place des jeux d’eau, même dans la salle de bain !

On peut aussi mettre en place des espaces de psychomotricité avec des matelas au sol, des coussins, des couvertures pour ramper et bouger de façon agréable avec nos enfants.

Enfin, ce soir, quand le soleil sera couché, nous pourrons sortir marcher pied nus sur la plage ou sur l’herbe fraîchement coupé.

Je vous souhaite une belle journée et vous félicite de prendre soin de nos bébés et de nos jeunes enfants et de vous aussi !

 

 

Education pour la vie, extraits de la lettre N°5 – Mars 2009

Editorial par Murielle Lefebvre

Autonomie et Liberté

Toutes les personnes qui prennent soin d’un ou plusieurs enfants aujourd’hui prétendent être attentifs à les rendre autonomes.

Que signifie vraiment « autonome », nous pourrions nous lancer dans une dissertation en traitant les différentes acceptions du terme « autonomie ».

En France actuellement, ce concept est galvaudé et souvent réduit au fait de savoir s’habiller seul, manger seul, se débrouiller seul, mais uniquement dans nos limites culturelles d’adultes. Cela nous est bien utile que nos enfants « se gardent seuls » en attendant que nous rentrions du travail ou des courses. En revanche, ils ne peuvent choisir leur domaine d’intérêt, leur moment de fatigue ou ce qu’ils aiment manger car là les adultes sont rois.

Réfléchissons et observons les limites de nos enfants et nos limites d’adultes.

Nous asseyons le bébé dès son plus jeune âge en le calant avec des coussins, nous coupons sans cesse la concentration des enfants pour d’excellentes raisons : c’est l’heure de déjeuner, de la récréation ou celle d’aller au lit. Nous leur faisons subir nos rythmes d’adultes : lever très tôt, pour se précipiter dans des milieux stressants de pollution, d’anxiété et d’accélération complètement inadaptée aux enfants.

Observons les adolescents par exemple, sont-ils autonomes ?
On les conduit au lycée, on leur prépare leur repas ou le paie, on les aide à travailler ou on leur paie des cours de soutien scolaire, on les emmène en vacances, on choisit leurs thèmes d’études et leurs vêtements, etc.
Ne parlons pas de l’autonomie des étudiants… Lisez plutôt ce que Maria Montessori a écrit sur les étudiants de son époque, c’est aussi la nôtre, car rien n’a changé, hélas.

D’ailleurs sommes-nous adultes, des êtres autonomes ?

Si l’on s’intéresse à l’autonomie sous l’angle montessorien des besoins fondamentaux, l’homme aujourd’hui n’est pas autonome dans sa nourriture, son habitat, ses vêtements : il ne cultive ou n’élève pas lui-même, ne construit pas son toit et ne fabrique ni ne coud ses vêtements.

L’autonomie nous conduit à réfléchir au concept de liberté. Peut-on dire qu’un enfant est libre dans notre société actuelle ?

Maria Montessori a beaucoup réfléchi à la liberté et l’autonomie de l’enfant. A son époque, dans son monde culturel, tout était différent. Elle s’est concentrée sur les enfants dont les parents partaient travailler toute la journée afin de nourrir leurs enfants livrés à eux-mêmes durant ce laps de temps. Elle a observé que la construction de l’être se fait intérieurement grâce à une ambiance extérieure adaptée dans laquelle l’enfant est libre de développer sa personnalité unique.

Notre ambiance est-elle adaptée à la construction de l’être unique de l’enfant que l’on observe et qui veut devenir un être autonome ?

Murielle LEFEBVRE

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Notre association a le plaisir de vous annoncer notre dernière publication : « 365 jours d’école à la maison » selon la pédagogie Montessori.

Ce livre est, tout comme le premier ouvrage édité par notre association, « la pédagogie montessori illustré »  le premier document richement illustré sur ce sujet.

L’objectif premier de notre association depuis 9 ans bientôt n’a pas changé : nous voulons vulgariser la pédagogie de Madame Maria Montessori.

Même si cette pédagogie n’a pas été créée pour être appliquée en famille ; en absence de structures adaptées actuellement en France, l’éducation à la maison demeure une alternative positive pour l’enfant.

Vous découvrirez dans ce livre plus de 150 photos, des thèmes académiques tels les mathématiques ou les sciences. Nous espérons participer activement au développement de cette pédagogie afin qu’elle soit accessible enfin à un grand nombre d’enfants.

Nous avons ouvert un site internet dédié à ce sujet et attendons vos avis :

www.ecolealamaison.org

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Liberté et autonomie par Elisabeth.

L’autonomie est souvent assimilée au fait de savoir faire seul. Mais ce principe est bien réducteur. Un adulte qui demande par exemple à un enfant de mettre seul ses chaussures : peut-on vraiment parler d’autonomie ? Cette dernière consiste plutôt à connaître ses besoins, à savoir par soi-même ce que l’on a à faire. L’enfant n’a alors pas la nécessité d’être dirigé par l’adulte. Il prend en charge sa vie d’enfant. Il connaît ses limites, il discerne ses besoins.

Dans une classe Montessori, si l’enseignant, de par son attitude de guide a su créer une ambiance sereine faite de respect et de bienveillance et qu’il ne se comporte donc pas comme un maître qui impose, dirige, et punit, l’enfant sera alors heureux, épanoui, à sa place, et prêt à être autonome.

C’est là une mission primordiale pour un Educateur Montessori.

Et la liberté dans tout cela ? Elle est pour beaucoup synonyme de laxisme, d’abandon de l’adulte. Alors qu’au contraire elle permet à l’enfant de s’épanouir, d’être autonome. La liberté ne doit pas être une prise de pouvoir. Si l’enfant subit toujours la répression de l’adulte et qu’un jour on lui permet d’être libre. Qu’en fera-t-il ? Il utilisera sa liberté pour faire subir aux autres ce qu’on lui a toujours imposé. Et tous ceux qui subiront alors auront perdu à leur tour le vrai sens du mot liberté.

Tandis que si on crée toutes les conditions favorables pour que l’enfant grandisse dans le respect, l’autonomie, et qu’il puisse choisir entre ce qui est bon pour lui et ce qui ne l’est pas, entre ce qu’il a envie de faire et ce qu’il ne veut pas ; toute la différence est là. Je pense que lorsque l’on a éveillé son esprit à la liberté, tout le comportement de l’enfant et son attitude envers les autres en bénéficieront.

La question en réalité est de savoir quel genre d’adulte désire-t-on que l’enfant devienne ?

Car la liberté peut faire peur …

Elisabeth, éducatrice Montessori formée par l’AMIS travaillant auprès des enfants âgés de 3- 6 ans, dans une école Montessori en région parisienne

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Les débuts de la coordination œil/main chez le tout petit

Chez l’être humain, le mouvement de la main se décompose en 3 étapes distinctes :

– Diriger

– Attraper

– Lâcher

Pour diriger la main, nous avons besoin d’être guidé par la vision. La coordination O/M est donc le résultat de la combinaison des mouvements de l’œil et de la main, l’interaction entre les mouvements de l’un et de l’autre. Le terme de coordination induit qu’il s’agit du « travail d’équipe » de deux parties du corps. La vision dirige la main, assurant l’ajustement constant des mouvements des doigts et de la main, en fonction de la tâche à accomplir. C’est  l’habileté manuelle, action sensorielle et motrice (fine en particulier) fondamentale pour manipuler, jouer, apprendre dans tous les domaines et tout au long de sa vie et qui peut souvent soit se manifester par une grande adaptation soit au contraire par des difficultés.

C’est à partir du moment où le petit enfant peut s’asseoir que ses mains fournissent une activité différente car dans cette position, elle sont vraiment libérées.

Mais revenons ensemble sur les signes qui précèdent le début de la coordination O/M vraiment observable   aux environs de 4 mois.

Entre la naissance et 2 mois, il n’y a pas vraiment de coordination O/M : les mains du bébé sont le plus souvent fermées en poing (réflexe d’agrippement) puis s’ouvrent peu à peu (cf article précédent).

En ce qui concerne les yeux, vers 1 mois, quand il est couché sur le dos, l’enfant commence à fixer un objet placé dans son champ visuel puis tourne la tête pour en suivre les déplacements. Yeux et tête se déplacent alors ensemble, mais ensuite les yeux pourront bouger indépendamment de la tête. C’est très important que les mouvements des yeux acquièrent leur indépendance vis-à-vis de ceux de la tête. Sinon chaque mouvement fait par l’enfant entraînera également ses yeux qui, de ce fait, ne pourront rester fixés sur leur objectif  sinon au prix d’efforts importants, de tensions, de fatigue visuelle importante voire de maux de tête. Ceci influencera considérablement les apprentissages.

Une des raisons pour lesquelles cela se produit est la non-inhibition des réflexes primitifs. En effet, la maturité du sens de l’équilibre est un préalable indispensable au bon fonctionnement du système visuel de l’enfant. La manière dont il utilise ses yeux dépend pour beaucoup de l’inhibition de ses réflexes primitifs et de l’émergence des réflexes reliant le système vestibulaire (équilibre) aux mouvements des yeux. C’est un domaine passionnant… Mais revenons à nos tout petits .

Parmi les objets qui attirent l’attention du bébé, ses mains sont une source d’attraction particulière : elles s’ouvrent, se touchent, s’animent, l’enfant les porte à sa bouche puis fixe son regard sur une main et peut suivre son déplacement. Au cours des premiers mois, on pourrait presque  croire que c’est la main qui dirige l’œil ! Plus tard, si l’on prend l’exemple d’un enfant qui remplit   un contenant avec des graines, on verra bien que  c’est la vision qui intervient pour localiser la graine, évaluer sa grosseur et ensuite aider l’enfant à placer ses doigts de la bonne façon pour la prendre (dextérité manuelle). Il en sera de même beaucoup plus tard pour les touches sur le clavier  d’un ordinateur où la vision occupe un très grand rôle (les doigts se posent séparément et successivement sur les touches localisées visuellement).  Ce qui fait ressortir l’importance du développement des habiletés psychomotrices pour assurer une plus grande liberté du corps et de l’esprit permettant entre autres l’attention et la concentration.

Entre 4 et 6 mois, quand l’enfant regarde un objet et désire le prendre, il réagit par des mouvements de bras en direction de cet objet. Puis, vers 6 mois, grâce à l’acquisition de la position assise, l’enfant pourra bouger ses bras et ainsi prendre les objets avec beaucoup plus de facilité qu’il ne le faisait dans ses positions précédentes. Il exerce alors sa coordination oculo-manuelle, de même qu’il développe de plus en plus sa dextérité, par l’évolution de la dissociation des mouvements (épaules /coudes/poignets/mains) ce qui favorise les manipulations variées, fines et plus précises.

L’approche de l’objet devient de plus en plus précise et la préhension adroite et fine apparaît vers la fin de la 1ère année. Entre 1 et 2 ans, le développement de la motricité fine se poursuit par le besoin intense d’exploration et de manipulation

à travers lesquelles l’enfant acquiert de nouvelles compétences. La coordination O/M s’accroît avec la maturation de son cerveau et avec le contrôle des mouvements de ses bras qui contribuent à une manipulation plus habile des objets (exemple de l’habileté de l’enfant à manger seul avec une cuillère).

Voici quelques activités que Maria Montessori propose aux petits enfants pouvant tenir en position assise, rampant, à 4 pattes ou se soulevant, pour stimuler leur coordination O/M :

– à partir de 7 mois, des anneaux de différentes couleurs, avec un grand diamètre intérieur, à enfiler sur une base mouvante (type culbuto).

– de 8 à 9 mois, une boîte percée d’un trou dans lequel l’enfant peut introduire des petites balles  qu’il pourra récupérer ensuite en ouvrant un petit tiroir.

– à cette même période, un style «  petit établi » avec des orifices de tailles différentes dans lesquels l’enfant introduira des balles  qui disparaîtront pour mieux réapparaître ensuite, lui permettant ainsi d’appréhender la notion de « permanence de l’objet ».

– vers 8 à 10 mois, des anneaux de même diamètre à enlever et remettre sur une base stable.

Pour que les activités puissent être réussies, il est important de les adapter au niveau de l’enfant tout en conservant la notion d’effort si importante pour progresser. C’est pourquoi, lorsque la même activité est réussie plusieurs fois (importance de la répétition), on peut y ajouter un nouvel élément (élément pensant).

Et c’est ainsi que peu à peu le petit enfant constatera que le succès est possible, qu’il est capable de faire seul, installant ainsi en lui les bases d’une confiance progressive en lui-même.

Remarques, observations et questions seront toujours les bienvenues.

Josette G, Enseignante Formatrice Enfance

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LES TRAVAUX DE KAYRA 

Kayra est fillette de trois ans. Sa maman est docteur en  marketing à l’université et son papa professeur d’anglais au lycée. Tous les deux s’intéressent à leur fillette. C’est en général sa maman qui la laisse chez une puéricultrice pendant la journée et la ramène le soir. Le soir, Kayra joue avec sa maman à la maison jusqu’ à ce que son papa se soit rendu. Après l’arrivé du papa, on dîne et après le repas elle joue un peu de temps avec les parents et puis elle dort.

Voilà ce que sa maman m’a raconté concernant Kayra : elle aime bien « le jeu de chat ». Elle devient la chatte, s’approche de moi et miaule comme une chatte. Et moi, je dis « Ah ! Voilà ma petite chatte ! » et je la prends dans mes bras et nous nous embrassons. De temps en temps, on répète ce jeu pendant les repas. C’est elle qui dirige le jeu.

Kayra : « Aujourd’hui, aucune chatte n’est venue » dis-moi maman, dit-elle derrière un fauteuil.

Maman : « Aujourd’hui, aucune chatte n’est venue, moi j’ai cuisiné le poisson et les chats l’aiment bien».

Puis Kayra  s’approche de moi en marchant à quatre pattes en même temps qu’en miaulant et mange un morceau de poisson. Elle devient parfois un petit chien ou un petit dinosaure pendant le repas.

Nous avons encore un autre jeu : « la liste des achats ». On choit un panier d’achats et une liste. Dans le panier, il y a des cartes en carré sur lesquelles il y a des images des marchandises.  Sur la liste, il y a des images des articles (marchandises). Kayra et moi, nous rangeons les marchandises sur le tapis dans le salon. Moi, je deviens marchande, et elle la cliente. Elle prend la liste et en regardant les images sur la liste et sur les cartes me demande une marchandise. Je lui donne ce qu’elle a montré. On continue le jeu jusqu’à ce que la liste se soit complétée. Après l’achèvement de la liste, elle va chez elle, une maisonnette à jouer dans un coin du salon. Selon le désire de Kayra, je deviens à la fois maman et papa chez elle. Elle sonne la porte et je l’accueille. Elle range soigneusement les marchandises à leur place. C’est- à-dire, elle met le lait, les fruits, les légumes etc. dans le réfrigérateur et les serviettes et des autres dans les placards à jouer. On répète le jeu deux ou trois fois en changeant les rôles.

Kayra aime bien aussi tracer le dessin. Elle a une petite table, les cahiers de dessin et les crayons de couleur. En générale, chaque soir elle trace le dessin qui a un thème. Par exemple, aujourd’hui, elle a dessiné les poissons dans un aquarium sur le papier à dessin. Après l’achèvement du dessin, on l’a mis sur le panneau près de la porte d’entrée.

Kayra aime bien aussi jouer à la pâte de jeu. Le dernier jour, elle avait tracé quelque chose sur un papier et avait mis de la pâte entre les traces. Elle l’avait nommé le cerf-volant. Il m’a plu et je l’ai mis sur le panneau ledit. Un jour, en jouant à la pâte avec son papa, elle a fait quelque chose et me l’a emporté. « Qu’est-ce que c’est ? Kayra » lui ai-je dit. Elle m’a dit : « un cochon sauvage qui a mis le ruban sur sa tête ».

Kayra s’influence de temps en temps du petits-enfants de sa puéricultrice. Car elle a grandi avec lui. Il s’appelle Atahan, il a sept ans et va à l’école. C’est pourquoi, il a naturellement le devoir et il le prépare près de Kayra. Elle aussi, elle veut faire le même devoir que celui d’Atahan. « Aujourd’hui, je dois écrire « Ela (couleur marron de l’ìil) » me dit-elle et elle tente de l’écrire sur le papier quand on est arrivé  à la maison. Elle connaît encore quelques lettres, mais nous, nous ne l’encourageons pas à les travailler comme nous pensons qu’elle est encore toute petite.

La Pédagogie Montessori et Les Travaux de Kayra

Selon Montessori, il y a cinq étapes du développement de l’enfant. La première, c’est celle de 0 à 3 ans. Dans cette période, le jeune enfant absorbe d’une manière inconsciente les informations de son environnement. La deuxième, c’est celle de 3 à 6 ans. Dans cette période, le jeune enfant absorbe, au contraire de la première étape, d’une manière consciente les informations de son environnement et voudrait bien dominer son entourage. La troisième, c’est celle de 6 à 12 ans. Dans cette période, l’enfant est un inventeur de nouvelles notions. Il tente de développer l’imagination et d’améliorer le pouvoir d’abstraction. Il utilise tous ses savoirs pour découvrir et étendre son environnement. La quatrième, c’est celle de 12 à 15 ans. Dans cette période, le pubère vit plusieurs changements physiques. Il tente de comprendre son statut dans la société où il vit. Il passe du stade dépendant au stade autonome. Il commence désormais à être confronté aux résultats de ses comportements. La cinquième, c’est celle de 15 à 18 ans. Dans cette période, l’adolescent comprend qu’il est un être social et il cherche les résolutions des problèmes sociaux.

Kayra vit naturellement la deuxième étape selon la pédagogie Montessori. On observe bien, chez elle, les observations de Dr. Montessori. On peut expliquer toutes ses activités avec les principes de l’éducation Montessori. Ses parents ne connaissent peut- être pas la méthode Montessori mais ils assistent d’une manière patiente aux travaux de Kayra lorsqu’elle leur demande une aide.

Dr. Eriman TOPBAŞ

Gazi Üniversitesi Ticaret ve Turizm Eğitim Fakültesi

ANKARA /TÜRKİYE etopbas@gazi.edu.tr

Un livre qui vient de paraître : l’art d’apprendre à écrire

C’est notre partenaire Grapholines qui propose cet ouvrage sur « l’art d’apprendre à écrire » disponible en librairie : 168 pages – 22 euros. ISBN : 978-2-220-06146-7.

L’auteure est Marie-Christine Foy, graphologue et grapho-thérapeute à Versailles. Elle est spécialiste des difficultés d’apprentissage depuis quinze ans. Conférencière et formatrice à l’Éducation nationale, elle a également codéveloppé un logiciel d’aide à l’apprentis- sage de l’écriture, Toutaki, avec des chercheurs issus de l’INRIA.

Chaque année, au moment de la rentrée scolaire, les médias divulguent tel un leitmotiv, des chiffres nous alertant sur les difficultés que rencontrent bon nombre d’écoliers français dans la maîtrise des fondements de la lecture, du calcul et de l’écriture !
Depuis quinze ans, l’auteur constate l’augmentation des troubles de l’écriture en liaison avec un apprentissage inadéquat et des problèmes de structuration globale ; difficultés se répercutant au niveau de la forme de l’écriture et traduisant une carence plus profonde, dont la forme inappropriée n’est que le reflet.
Ce guide offrira, aux enseignants et aux lecteurs en quête de réponses aux difficultés d’apprentissage des enfants, une aide méthodo- logique commentée ainsi que des pistes de réflexion. Le contact du millier de jeunes suivis dans son cabinet, les nombreuses conférences, les diverses animations pédagogiques et les forma- tions menées avec profit auprès des enseignants ont    enrichi    Marie-Christine    Foy    d’une expérience qu’elle partage ici, pour le bien de tous et surtout celui des enfants.

La couverture du livre
La couverture du livre