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Pleurs de nouveau-né

Je me promenais avec mon mari et mon fils lorsque tout à coup j’ai capté les pleurs d’un jeune bébé. – Je suis très sensible à cela et  mon coeur se serre lorsque j’entends un bébé pleurer. Cela doit venir de mon enfance et de ma sensibilité aux enfants.-

La maman était dans le jardin, assise sur un banc, en train de tenir le bébé face à elle, à la hauteur de son visage et elle le grondait en lui disant fermement et en le secouant « Arrête de pleurer ! » Elle répétait cela inlassablement.

Pourquoi ? Pour se décharger, car pour trouver une solution à ce problème ce n’est pas la voie à entreprendre, en tous les cas celle que je conseille.

Tout d’abord, il faut chercher de l’aide extérieure. Prendre soin d’un nouveau-né est très éprouvant physiquement et psychologiquement. Il bouleverse le rythme et les repères de la vie de l’adulte, qui devient moins résistant et ne peut de toute façon pas s’adapter à la vie de l’enfant. Parfois, on n’a ni famille, ni amis, ni voisins disponibles pour prendre soin de notre bébé et nous permettre de dormir ou nous reposer ne serait-ce qu’une petite heure. Il faut alors trouver une solution en interne.

Des pleurs de bébés, cela s’écoute. On entend ainsi qu’ils sont différents selon que le bébé exprime sa fatigue, sa faim, son ennui. Répondre par un geste, une présence, une parole, un toucher est indispensable pour communiquer à son bébé le fait qu’on entend son besoin. – Je rappelle qu’aucun nourrisson n’est capricieux ou coléreux. –

On ne peut vivre à 100% avec son bébé nouveau-né. Trouver un sain équilibre relationnel pour lui et nous, voilà quel sera le cap à tenir tout au long de notre vie commune.

Poser son bébé dans son lit en lui disant « Je te pose là car j’entends que tu pleures, mais je suis très très fatiguée et j’ai besoin de me reposer. Je reviendrai te chercher dès que je serai reposée. »

J’ajouterai qu’il existe un moyen de communiquer avec son bébé très efficace et utile, qui précède le langage, c’est le langage des signes, langue qui peut être utile tout au long de notre vie, pour communiquer avec les bébés, avec les étrangers, avec les personnes handicapées, avec les personnes âgées. Si seulement on décidait tous d’une langue commune intraplanétaire !

 

Secouons nos méninges !

Je vous conseille un excellent livre pour les méninges en vacances.

C’est facile et ludique et les allumettes sont fournies dans le livre.

« Think out of the box » garanti !

 

Dès 2013, nous étions déjà au travail sur le e-learning

A l’époque (et il ne s’agit pas de l’ère paléolithique), très très peu de personnes nous soutenaient – comme souvent dans tout ce que nous avons initié dans le milieu montessori en France depuis 1995-.

Aujourd’hui, même l’Education Nationale a tenté d’utiliser l’enseignement à distance. Il y a eu, vous l’avez tous constaté par vous-même, de belles choses et de beaux échecs également.

Pour notre part, nous n’avons pas eu d’excuse ni de choix :  pour continuer, pour survivre, pour avancer, nous avons mis les mains dans le cambouis… C’est notre posture, rester debouts, pour faire naître et connaître de belles choses pour les enfants, les éducateurs.

Merci à tous ceux qui ont réellement usé de leur bienveillance et bientraitance envers nous, car ces nouveaux termes à la mode, ne s’appliquent que rarement et c’est fort dommage.

Nous sommes là cet été encore, et à la rentrée, pour vous, avec vous…

Pourquoi l’écrite manuscrite humaine est-elle en train de disparaître ? Quelles en seront les conséquences ?

 

L’enfant écrit à un âge de plus en plus tardif, avec de plus en plus de lenteur et avec de plus en plus de difficultés. C’est normal puisque ce geste ne fait plus partie de son environnement ni son quotidien actuels.
Par conséquent l’écriture manuscrite disparaitra de notre civilisation à moyen terme. Je ne porte pas de jugement, c’est un fait.  – Attention je ne parle pas de la compétence artistique, qui consiste à laisser une trace (dessiner ou peindre) et est différente-.

Dans certaines familles, les adultes écrivent encore leur liste des courses, des missives, remplissent des formulaires administratifs (de moins en moins offline), sur leur agenda papier. Au travail, certains écrivent plus que d’autres, selon les besoins professionnels. Mais globalement, l’usage du papier et des stylos tend à s’amenuiser pour eux. Et donc pour les enfants qui ont de moins en moins d’exemples d’adultes écrivant.

Quel est le problème me direz-vous ?

Et bien le problème est que si l’écriture manuscrite disparait, c’est l’écriture dans sa globalité qui en sera modifiée. L’une ne va pas sans l’autre. – Il en est de même pour les Mathématiques qui seront ralenties et reformatées du fait que les enfants ne connaissent plus les tables de multiplications et développent moins leur calcul mental-.

De nouvelles compétences naissent au détriment d’autres. C’est la loi universelle de l’histoire des civilisations.  Nous vivons actuellement la disparition de l’écriture manuscrite.

Si vous souhaitez maintenir cette compétence chez un enfant, il faut désormais, comme pour une autre  compétence alpha, lui mettre à disposition un environnement et une ambiance adéquats. Certains enfants, plus propulsés dans le monde futur que d’autres, font face au blocage imposé par les adultes sur la compétence d’écriture manuscrite. Et comme l’Education Nationale fait un déni de cette évolution de civilisation, cela provoque de la souffrance chez certains enfants et des tensions familiales.

Nous avons développé une méthode pour atténuer cette mutation. Mon dernier fils ne parvenant pas à écrire en lettres cursives et étant bilingues, il avait besoin d’une démarche et d’outils adaptés. En équipe, nous avons travaillé pendant 3 années pour aboutir et une méthode qui sauve momentanément certaines compétences comme l’écriture manuscrite.

N’hésitez pas à m’écrire (hélas pas sur papier-( pour toute information.

Murielle Lefebvre

L’enfant et la beauté

Je vous propose une très belle présentation en vidéo sur le thème de « la beauté et l’enfant » déclamée par mon amie Bernadette Moussy.

https://view.vzaar.com/21669955/video

La mort des écoles montessori en France

La covid19 aura eu raison des écoles montessori privées en France.

Elles sont de plus en plus nombreuses à communiquer sur leur fermeture définitive. Bien entendu, chaque année des écoles montessori ferment et d’autres ouvrent, mais l’année 2020 sonne la fin de certaines qui avaient pignon sur rue, pas forcément les plus faibles ou les plus régionales. Dans les grandes villes, Paris, Bordeaux, Cannes ou Metz, les directeurs m’écrivent qu’ils sont en dépôt de bilan.

La raison directe est l’arrêt de paiement des familles, qui sont les seules à financer les écoles privées hors contrat en France, rappelons-le. Eux-mêmes licenciés ou en chômage partiel, ils ne peuvent continuer à payer l’écolage mensuel de l’école privée de leur enfant, sachant  que l’école publique gratuite est au coin de leur rue.

Je suis triste : pour les enfants tout d’abord qui s’épanouissaient dans leur école, pour les entrepreneurs courageux qui sacrifiaient beaucoup pour faire naître ce projet type, pour les familles qui avaient besoin de ce genre de structure soit pour leur enfant « différent » soit par conviction et choix d’une pédagogie humaniste.

Je caresse l’espoir de nouvelles solutions, de nouveaux modèles d’éducation qui vont émerger de cette situation de crise sanitaire et économique mondiale.

Notre association (AMIS) continue à être présente sur la toile et à nourrir des réflexions et actions avec ceux et pour ceux qui le veulent afin de faire connaître les démarches éducatives humanistes et pacifiques, seules voies à entreprendre pour l’Education des enfants, comme le disaient Maria Montessori il y a plus d’un siècle.

 

 

Genèse de la bienveillance, de la bientraitance et de l’éducation positive

Bienveillance, bientraitance, éducation positive sont des nouveaux termes apparus dans notre jargon éducatif français. Rappelons que Maria Montessori n’a pas qualifié sa philosophie (encore une fois bien plus qu’une méthode) pédagogique en ces termes et qu’elle utilisait plutôt le terme « scientifique » en temps que docteur de formation, soulignons-le aussi.

Je suis étonnée qu’il faille aujourd’hui qualifier les méthodes, les actions ou relations humaines de bienveillantes,  bientraitantes ou positives. N’est-ce pas une évidence comme l’est le développement « naturel » de l’enfant ?

Si on prend l’opposé de ces adjectifs, cela devient « malveillante, maltraitante et négative ». Je ne pense pas que les adultes, qu’ils soient professionnels de l’Education ou pas, ont envie d’utiliser ces adjectifs pour décrire leurs relations avec les enfants.

Il va de soi que nous souhaitons des relations respectueuses, aimables et joyeuses, avec les enfants comme avec les adultes. Alors quelle est la genèse de ces adjectifs ?

Le monde actuel nous expose à des relations plus nombreuses et diversifiées qu’auparavant. Quelques semaines après sa naissance, le bébé peut aller en crèche et y cotoyer beaucoup d’individus. C’est ce qu’on appelle son premier stade de socialisation. Il est plongé dans un environnement adapté ou non et une ambiance qui peut être sereine ou non. C’est en cela, à mon avis, qu’on peut qualifier l’éducation de positive ou non, de bienveillante ou non et de bientraitante ou non.

La qualité de la vie du bébé va avoir un impact sur son mental. Et vivre en milieu urbain pollué, bruyant, étouffant n’a pas le même impact sur l’individu, nous le savons, que s’il vit à la campagne, avec sa famille, dans son habitat au calme.

La pollution de la Planète, les tensions géo-politiques, les habitats peu sains et exigües, le consumérisme, l’omniprésence du plastique, la malbouffe, les écrans… se sont accumulés dans la vie des adultes et donc des bébés qui pour être éduqués d’une façon naturelle et adaptée à leurs besoins forcent le monde adulte à se déconstruire.

Je m’explique :  Si on ajoute l’adjectif bienveillante à la relation, c’est qu’elle pourrait ne pas l’être, n’est-ce pas ? Ou qu’elle ne l’était pas.  Et pourquoi ne l’était-elle pas ? Parce que nous nous sommes éloignés les uns des autres, parce que notre mental flanche, parce que nos pensées et croyances sont négatives et déclenchent des émotions néfastes, parce que les frustrations sont plus fortes que tout.

Pour éduquer un bébé selon la pédagogie Montessori, les conseils vont bon train : il faut vider la chambre du bébé du surplus, il faut préparer une nourriture simple et basique sans sucre ni graisses superflues, il faut se former à la relation, à la communication, il faut acheter tel matériel, il faut, il faut…

En tant que parents conscients, investis et persévérants, nous appliquons toutes les recettes à la mode et l’ambiance familiale n’est pas pour autant meilleure. Alors quoi ?

Je ne dirai pas « il faut » mais « pensons à » nous observer, nous écouter. Et puis « lâchons nos croyances », nos valises, nos attitudes qui nous desservent avant de desservir les autres. Si nous avons l’impression d’être anxieux, de porter une charge mentale trop lourde, ce sont les signes que le mental est sous pression.

Il existe des méthodes pour décharger votre mental. Je vous propose de faire un test de coaching mental d’une  heure avec moi. Et les adjectifs bienveillants et bientraitants surperfétatoires disparaitront d’eux-mêmes de votre pensées donc de votre vie, pour le bénéfice des autres également !

 

Offre d’emploi : English speaking Montessori teacher for ages 3-6 Pau (64) 

 
Our Montessori school is located in Pau (south west of France between the ocean and the mountains!) since 2016.
We’re looking for a cheerful, open-minded and creative English speaking Montessori teacher that loves working with young children.
You will work along side a French teacher in a classroom with children from 2 ½ to 6+.
It’s a long term position open for September 2020.
Please send CV+cover letter to Laetitia Olivier : inscription@ecole-montessori-pau.fr

La posture des 5S et la préparation MIP un nouveau programme pour les éducateurs

 

Plus que jamais l’individu a besoin actuellement d’utiliser sa force mentale autant que son intelligence et son corps. C’est ce que propose la pédagogie montessori aux enfants : bouger dans la salle de classe (corps), selon sa motivation (mental), choisir un matériel ou une activité, s’installer et se concentrer (mental et intelligence) selon ses besoins (intelligence et mental).

Qu’en est-il de l’adulte ?

Vous avez peut-être déjà pris connaissance de notre Posture des 5S ? Celle-ci est un cadre indispensable au bien-être des enfants.
Aujourd’hui je voudrais vous parler de ce que nous proposons aux adultes dont les besoins sur ces thèmes sont les mêmes car enfant et adulte sont des individus, n’est-ce pas.

Mental + Intelligence + Physique ( la posture MIP)

Nous vous proposons un programme spécifique pour préparer et accompagner les adultes aux contacts des enfants dans cette dynamique d’équilibre.

Ce programme est disponible et comprend :

  • Un module qui porte sur le mental de l’éducateur montessori et sa préparation
  • Un module sur l’intelligence et le flow dans le métier d’éducateur montessori
  • Un module sur l’équilibre de son corps dans la posture d’éducateur montessori

Pour toute information sur ce programme envoyez-nous un email à academimef@gmail.com,  Murielle Lefebvre formatrice, consultante et coach mental vous proposera une prestation à la carte.

 

 

 

 

 

Des écoles Montessori françaises ferment

Ecole fermée
Source https://www.ville-vieux-conde.fr/item/288-attestation-de-la-fermeture-des-ecoles-de-vieux-conde.html

Nous apprenons depuis quelques temps, semaine après semaine, la fermeture d’écoles Montessori, à Paris et en Province. Bien sûr d’autres, apparemment, vont ouvrir, mais elles ne compenseront pas cette perte. Il n’y a pas de chiffres à ce sujet, car les directeurs ne communiquent pas sur la décision de fermer leur école, et on peut les comprendre.

Ceci est l’occasion de nous répéter sur la fragilité multi-dimensionnelle des écoles Montessori privées hors contrat en France. Ce sont des initiatives individuelles, portées par des particuliers, pas toujours compétents dans leur domaine -puisque depuis une quinzaine d’années, certains entrepreneurs ont crû gagner de l’argent dans ce genre d’activité !-. Il n’en est rien, hélas, car on le sait, d’une part, le social ne paie pas en France  -nous l’avons constaté ces dernières semaines, en prenant connaissance des salaires des personnels dans le secteur médical et para médical- d’autre part, les écoles privées hors contrat ne reçoivent aucune aide (ni administrative ni financière) de l’Etat, et c’est anormal étant donné que les parents paient dans leurs impôts et taxes de lourdes charges pour le poste budgétaire de l’Education.

Rappelons-le, certains pays de l’Europe (et au-delà) subventionnent les écoles privées (projets sérieux et structurés) ce qui n’est pas le cas en France. L’Etat français va donc « sentir passer » l’augmentation du nombre de ses nouveaux élèves (du fait de la fermeture de ces écoles), qui, à la rentrée se retrouveront dans les effectifs de l’école publique.

Nous pourrions éviter cela. Il suffirait de structurer le réseau des écoles privées hors contrat, d’une façon différente de celle de la loi2018-266 du 13 avril 2018, qui avait pour but de réguler de façon unilatérale les projets privés. Contrôler sans aider, c’est petit et à l’image de notre pays qui se recroqueville et se ferme sur lui-même.

Les solutions existent, constructives, encore faudrait-il que les Français soient motivés et ouverts à des pédagogies et des structures différentes. J’ai sillonné des pays où les enseignants avaient des idées et elles n’étaient pas piétinées avant d’être complètement exprimées.  J’accompagne des projets de création de structure en gestation depuis des années, et je vois immédiatement si le potentiel humain de savoir gérer et faire perdurer une structure (car c’est le but) est réel ou pas. Mais chacun se débat pour son projet et les parties s’opposent plutôt que de s’écouter, s’enrichir.

La covid nous a montré combien nos faiblesses, limitations et rigidités étaient grandes sur la transmission des savoirs à nos enfants et combien il fallait assouplir et s’assouplir, tout en choisissant un cadre structurant pour chacun.

L’absence de choix pédagogique (au nom de la liberté), oui, mais si c’est pour brimer la liberté de l’apprenant et lui rendre le chemin difficile, à quoi bon ?