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Un enfant, l’enfant, les enfants, certains enfants….

Pour nommer un ou plusieurs enfants, qu’avez-vous l’habitude d’utiliser dans votre vocabulaire professionnel ?

Qu’avez-vous l’habitude d’utiliser dans votre vocabulaire personnel ?

Qu’avez-vous l’habitude d’utiliser dans votre vocabulaire familial ?

J’entends les termes « les gosses, les gamins, les bambins, les crapauds, les bambinos, les élèves… »

J’ai remarqué que pour l’Education Nationale, nous sommes des élèves, alors que dans la classe élémentaire la maîtresse d’école leur dit « bonjour les enfants » le matin ou les appelle : « Les enfants, mettez-vous en rang ».

Personnellement, je n’aime pas qu’un professionnel utilise « gamins ou gosses », je trouve cela désuet ou péjoratif. En milieu professionnel, j’utilise « enfant ». Pour ce qui concerne l’adjectif démonstratif ou possessif ou l’article, j’avoue que je devrais me poser plus souvent la question, car dire ou écrire « les enfants », « tous les enfants », « cet enfant », « l’enfant », « un enfant », « certains enfants » sont des nuances importantes dans notre discours professionnel. Un enfant est un être unique par définition. Peut-on écrire « L’enfant est un être unique ».

Pour conclure, je partage un joli poème, qu’une amie, m’a envoyé récemment :

Les galets

Sur une plage de galets
Que voit-on s’il vous plaît ?
A perte de vue des galets
Qui tous paraissent semblables.
Mais regardez-y de plus près
Certains sont ronds. D’autres carrés,
Or, grenat, jade, bigarrés…
Dans ces foules incalculables
Qui s’effondrent sous les orteils
On n’en trouve pas deux pareils.
  
Il voit tout de même fabrique,
Le Sot jetant un regard hâtif.
Mais le Sage plus attentif,
Sait bien que chaque Etre est unique.
 
SAMIVEL

 

Chronique sur la bande dessinée « Ce n’est pas toi que j’attendais »

Les bandes dessinées sur la trisomie sont rares. Sur la parentalité, il y a de plus en plus d’albums peu originaux où l’homme raconte sa transformation en père, à travers des situations plus ou moins comiques.

 Ici, l’événement qui est décrit nous amène à nous poser de vraies questions.
L’auteur devient le père d’un enfant trisomique, ce qui bouleverse sa conception de la vie, des apparences, des préjugés, de la beauté… Combien de temps mettra-t-il à accepter ce bébé ? Est-ce que cet enfant pourra un jour être autonome et si oui, quand ?



C’est certain : Fabien Toulmé sait raconter une histoire. Il accouche d’un récit poignant, drôle, bouleversant. On s’imagine être à sa place, on réfléchit sur la vie, sur le destin, sur ce qui est certain, ce qui ne l’est pas.

L’auteur passe pas plusieurs phases, alors que sa conception de la vie se heurte à la réalité et que plusieurs courants s’affrontent dans sa tête : anxiété, tristesse, énervement, jalousie envers les parents ayant eu un enfant dit « normal »…

« Est-ce qu’un jour je l’aimerai comme ma fille ? », « Est-ce que j’arriverai à la voir autrement que comme une trisomique ? » « Est-ce que je serai un bon père pour elle ? » se demande-t-il.

 On est happé par le récit et l’intensité du sujet.

En revanche, le livre n’est pas aussi percutant lors d’une deuxième lecture, où l’on voit plus facilement les défauts : il y a une dizaine de pages en trop, le dessin est parfois approximatif (les nez de certains personnages sont bizarres) et on a l’impression générale que l’auteur se plaint tout le long de ce qui lui est arrivé.



Mais ne passez pas à côté. Ce livre a bousculé la vie de l’auteur, il vous bousculera aussi.

Samson