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Méthode OML

Les fresques dessinées de la BD

La BD (Bande Dessinée) est actuellement une industrie française avec une production de 60 millions d’exemplaires en 2018 (https://actualitte.com/article/9706/edition/la-bande-dessinee-en-france-chiffres-et-etat-des-lieux) !

Les enfants lisent des BD, et les adultes aussi. Ils ont des séries communes d’ailleurs, ce qui n’est pas forcément le cas pour les romans, les policiers, la poésie….

Dernièrement, nous avons parlé de l’écriture manuscrite et de la lecture. Est-ce qu’on lit une BD ou est-ce qu’on la regarde ? Vous êtes-vous posé ses questions ?

Une BD est un univers à part dans les livres, car il s’agit d’une histoire en dessins.

Personnellement, j’aime les cases où les décors ont été soignés et nous offrent une perspective pour nous intégrer à l’histoire.

Ci-dessous, des cases issues de la BD « A la recherche du temps perdu« , dessinée par Stéphane Heuet.

Lorsqu’on lit une BD, on peut s’arrêter à chaque case et en observer les détails, les couleurs, les nuances. On cherche les bulles, les encarts.

Profitez de l’été pour lire des BD, en famille !

Poème d’enfant

« Ce matin, une amie colombienne m’envoie un portrait peint à l’huile, qu’elle vient d’achever, de son jeune frère. C’est frais, c’est agréable. Et immédiatement surgit en moi un de mes poèmes favoris. Je l’ai appris quand je suis entrée au collège et depuis je ne l’ai jamais oublié. C’est tendre, c’est doux, c’est coloré. Guillaume Apollinaire décrit Yvonnette, une petite fille de 7 ans qui peint.
Je la visualise, je visualise sa peinture, les couleurs et je me sens bien. Je le partage avec vous. » Murielle

Aquarelliste
Guillaume Apollinaire

À Mademoiselle Yvonne M…

Yvonne sérieuse au visage pâlot
A pris du papier blanc et des couleurs à l’eau
Puis rempli ses godets d’eau claire à la cuisine.
Yvonnette aujourd’hui veut peindre.
Elle imagine de quoi serait capable un peintre de sept ans.
Ferait-elle un portrait ? Il faudrait trop de temps,
Et puis la ressemblance est un point difficile
À saisir, il vaut mieux peindre de l’immobile.
Et parmi l’immobile inclus dans sa raison
Yvonnette a fait choix d’une belle maison
Et la peint toute une heure en enfant douce et sage.
Derrière la maison s’étend un paysage
Paisible comme un front pensif d’enfant heureux,
Un paysage vert avec des monts ocreux.
Or plus haut que le toit d’un rouge de blessure
Monte un ciel de cinabre où nul jour ne s’azure.
Quand j’étais tout petit aux cheveux longs rêvant,
Quand je stellais le ciel de mes ballons d’enfant,
Je peignais comme toi, ma mignonne Yvonnette,
Des paysages verts avec la maisonnette,
Mais au lieu d’un ciel triste et jamais azuré
J’ai peint toujours le ciel très bleu comme le vrai