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Education pour la vie, extraits de la lettre N°7 – Mai 2009

Editorial par Murielle Lefebvre

Bien que la pédagogie Montessori ait fait le bonheur de milliers d’enfants et de parents depuis plus de 100 ans dans le monde, peu d’études ont été effectuées par des chercheurs pour qualifier et quantifier l’application de la pédagogie.

La revue « Science » a publié les résultats du Dr Angeline Stoll Lillard, professeur de psychologie, le 29 septembre 2006. Vous trouverez cet article sur le site http://www.sciencemag.org (tapez le mot clé montessori dans le moteur de recherche).

L’étude a été faite auprès d’enfants américains de la ville de Milwaukee. On a choisi les enfants par tirage au sort : un enfant allait dans une classe montessori ou dans une classe non montessori selon le tirage.

Puis les enfants furent évalués en fin de cycle de maternelle ou de primaire. On testa leurs capacités cognitives et académiques, sociales et comportementales.

Les résultats montrent que les enfants ayant suivi un cycle montessori scorent mieux ou dans le pire des cas autant que les enfants n’ayant pas accès à la pédagogie de Maria Montessori.

Murielle LEFEBVRE

PS) L’Assemblée nationale a adopté, dans la nuit de mardi à mercredi 29 avril, la proposition de loi de la députée UMP Marie-Louise Fort pour mieux « prévenir, identifier et sanctionner l’inceste », notamment en l’inscrivant dans le code pénal.  Le texte a été adopté par 124 voix pour, aucune contre et 16 abstentions. La majorité (UMP et Nouveau Centre) a voté pour, l’opposition (PS, PCF, Verts) s’est abstenue.

(source le monde.fr)

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A la suite des « grands pédagogues »

« Ressourcement »

« C’est un devoir pour le maître d’étudier ses élèves, de connaître leurs talents, leurs qualités intellectuelles, afin de les diriger plus surement dans le choix d’une vocation.

Il faut éviter le surmenage et verser la science goute à goute.

Chaque enfant sera traité selon son caractère et tous avec une grande bonté…Les châtiments corporels seront rigoureusement bannis de l’école…

Faites jouer les enfants; le moment du jeu est très favorable pour les observer et les connaitre. »

Lorsque je fais lecture de ce texte à des étudiants éducateurs, je leur demande de situer la période où l’auteur a pu écrire cette phrase. Pour certains, le renouveau qui parait s’y exprimer les fait situer ces idées à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, et d’autres après la Première Guerre. Après le constat d’échec dû aux millions de morts on ne pouvait que se tourner vers les enfants, leurs qualités de création, leur potentiel. Ce fut le courant de « l’Education Nouvelle ». Mais toujours à la lecture de ce texte, d’autres étudiants remontent  au 19ème siècle, influencés par certains termes comme celui de « maître » ou « bannir les châtiments corporels ».

Au fait, que dit cette phrase, comment peut-on l’interpréter, la traduire… Comment nous touche t-elle ?

Il se dégage un devoir de connaissance et de reconnaissance des capacités de l’enfant. Le terme « devoir » est employé pour le maître, alors que d’habitude on parle plutôt de celui des enfants…C’est un terme fort. Il fait partie de l’engagement et de la responsabilité de l’enseignant.

L’objectif de l’éducation n’est pas extérieur à l’enfant, c’est celui qui lui est propre, c’est sa voie dictée par son destin et non pas par une quelconque adaptation à la société. L’enfant a besoin d’être guidé, c’est vrai, mais ceci en fonction de ses qualités personnelles. Comment faire autrement qu’en le connaissant.

Il est vrai que la plupart des pédagogues insistent sur l’observation « car on ne connaît point l’enfant » nous dit Jean Jacques Rousseau (l’Emile ou de l’éducation), les  plus sages s’attachent à ce qu’il importe aux hommes de savoir, sans considérer ce que les enfants sont en état d’apprendre ». Ici, la connaissance de l’enfant doit aboutir à ce que celui-ci sache choisir sa propre voie, son chemin. C’est alors la mise en branle de tout un processus qui concerne non seulement des connaissances intellectuelles mais aussi une démarche morale et des compétences à mettre à l’épreuve. En effet le terme de « vocation » sous entend la réponse à un appel et l’acceptation des responsabilités qui en découlent. C’est le fruit d’un long cheminement.

Paradoxalement, une bonne mesure est demandée quant à la quantité de connaissance à transmettre. La science versée « goute à goute » suppose une lenteur, un rythme. Il y a un accord entre le verseur et le récipient, une attente, de la patience, un sens du « bon moment », une attention réciproque entre le maitre et l’éduqué. La qualité prime sur la quantité, cela demande une certaine humilité à l’éducateur qui doit retenir son désir de donner sa science.

De plus, l’auteur de cette phrase exprime un intérêt sincère, une bienveillance pour l’enfant, et pour chaque enfant. Ceci, pas seulement en fonction des compétences de ce dernier mais aussi en fonction de ce qu’il est.

Car l’enfant a sa forme d’esprit, sa façon propre de se situer dans la vie. Il est rapide, renfermé, astucieux ou observateur…ayant besoin de s’opposer ou de se laisser porter, c’est la bonté qui lui sera offerte par l’éducateur.

Pas de rapport de force et surtout pas physique. L’auteur sait bien que ce sont des habitudes justifiées par une conception pédagogique où l’enfant est considéré surtout comme un petit animal à dresser.

Le terme de châtiment est lourd, en plus de la définition classique qui est d’être un traitement violent qui est infligé en réponse à une attitude considérée comme répréhensible, immorale ou déplacée. Cette fameuse recherche de pouvoir sur l’enfant ou plutôt sur le résultat de son enseignement, attend le maître comme une mauvaise rencontre. L’auteur y veille.

Pour finir…le dernier conseil : le jeu. On pourrait croire qu’il s’agit de la joie du jeu pour l’enfant, du jeu qui aide à dominer, qui aide à se découvrir ? Non, c’est plutôt un moyen pour le maître de connaitre les enfants, car lorsqu’ils jouent ils se livrent totalement et se dévoilent pleinement.

Enfin… de QUI est cette phrase que nous venons d’interpréter et qui reflète de si grandes idées éducatives ?

Quintilien premier siècle de notre ère, pédagogue romain.

Nous pouvons constater que nous n’inventons rien, ce qui suppose une certaine humilité. Mais n’est ce pas rassurant en même temps que de voir que depuis des millénaires nous ne sommes pas seuls à rechercher la meilleure façon de faire ?

On peut lire des informations sur lui à http://fr.wikipedia.org/wiki/Quintilien

Bernadette Moussy

La seconde édition du livre de Bernadette MOUSSY et de  Dominique AUZOU-RIANDEY vient de paraître réajustée et actualisée. Pour commander: http://www.esf-editeur.fr/domaine-produit/7/petite-enfance.html

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Le 24 Avril dernier a eu lieu la 5ème formation sur le thème : »Ouvrir une école en France : la quadrature du cercle ». Au total plus de 120 personnes ont suivi ces formations.

Un frémissement encourageant car d’une session annuelle, nous sommes passés à 2 sessions. Comme le remarquait Murielle Lefebvre lors d’un édito récent : « Quelle est cette volonté de créer une école ? »

Quand on se lance dans un tel projet de création d’école privée, on a plein d’idées dans la tête, citons pèle mêle :

  • L’avenir et le devenir de nos propres enfants.
  • Le rêve d’une éducation différente ou « alternative » pour utiliser un vocable tendance. A cet effet, l’éducation Montessori répond bien à cet objectif.
  • Une envie d’autonomie et d’indépendance par rapport à un système déjà en place et qui parfois montre ses limites en termes d’adaptation et d’innovation.
  • Le besoin de participer à un projet social et économique bien inséré et intégré au sein de la ville.
  • Le désir de se réaliser professionnellement dans un projet qui est à la fois fort socialement et riche par les nombreuses qualités qu’il demande de mettre en oeuvre.
  • La nécessité de placer l’éducation des enfants au coeur de nos priorités, de la manière la plus « juste » possible pour le développement de l’enfant.
  • Le besoin de proposer un cadre d’accueil apaisant et constructeur pour des enfants en difficulté, etc.

En revanche quand on investit dans ce genre de projet, on peut difficilement le faire pour des visées purement pécuniaires. D’autres secteurs de l’économie sont bien plus propices aux prises de bénéfices… Mais ce que nous recherchons comme bénéfice n’est bien évidemment pas celui-là, vous l’aviez compris. Il est dans le sourire d’un enfant, le remerciement des parents par un petit mot ou un regard qui nous montre sans le dire que nous sommes dans la bonne direction et que nous avons fait le bon choix. Des petits « riens », mais essentiels et qui comptent énormément.

Mais aussi, osons peut-être dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas : un rêve de monde meilleur, une illusion d’éducation idéale, collective et prenant en compte les besoins individuels de chaque enfant… Et pourquoi pas aussi un désir de participer comme on le peut à la mise en place d’un monde plus pacifique et un rien moins administratif, politique et « matérialiste » ! En clair, on a également besoin d’authenticité et de simplicité…

Alors, rien n’est impossible à ceux qui osent se lancer dans l’aventure. De grandes âmes comme Maria Montessori mais aussi Gandhi ou Martin Luther King, entre autres, nous ont suggéré de travailler sur ce chemin de l’Education à la paix, qui passe nécessairement par l’éducation des enfants d’abord, alors… au boulot !

Bruno Moryas