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Education pour la vie, extraits de la lettre N°22 – Octobre 2010

Edito par Murielle Lefebvre

Alors les petites capsules canadiennes (voir lettre du mois précédent) font-elles effet chez vous ?

Pour ce qui me concerne ce sont surtout les rencontres si enrichissantes d’enfants et de parents curieux de tout.

Je rentre tout juste d’une semaine de formation aux Grandes leçons Montessori à Avignon. Ni les grèves, ni le mistral ne nous ont empêchés de vivre une fabuleuse semaine. Un petit groupe de 25 personnes, parents et enfants étaient réunis dans la même ambiance. De 2 ans à l’âge de la retraite :), nous avons vécu des échanges et nous sommes préparés à transmettre le fond de l’éducation cosmique proposée par Maria Montessori.

Je garderai en mémoire cette leçon d’une heure et demi partagée avec Nina, Bruno et Damien (âgés entre 8 et 13 ans) sur le thème de l’évolution de la vie. La curiosité des enfants insatiable et joyeuse nous a transportés et les observateurs furent ébahis devant leur étonnante érudition et la force de cette pédagogie.

Merci à Françoise pour ses propositions corporelles à proposer aux enfants (et aux adultes !) sur ce thème et qui pour nous sont vraiment indispensables.

Nos anciens stagiaires nous rendent visite aussi, et Brigitte nous a fait part de ses explorations à aider les parents de l’école Montessori dans leur « mission » éducative avec des outils tels que l’haptonomie ou la méthode de Mme Maisonneuve.

Visitez son site :  http://devenirparent.e-monsite.com/ 

Nous sommes « plagiés » par des associations nationales petites ou grandes qui proposent de plus en plus les mêmes semaines que nous, les mêmes tarifs, les mêmes conférences, les semaines de fabrication de matériels, etc…. C’est bon signe !

Ne vous inquiétez pas, nous ne manquons ni d’énergie, ni de ressources et aurons toujours une longueur d’avance. Il y a tant à faire pour rattraper les 50 ans de retard de cette pédagogie auprès de tous les enfants français !

Murielle LEFEBVRE

Responsable pédagogique de l’Association

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L’ART DIFFICILE DE NE PRESQUE RIEN FAIRE

Je suis en train de lire «L’art difficile de ne presque rien faire » de Denis Grozdanovitch. Cet ouvrage de sagesse et de légèreté, a quelque chose de déroutant, à notre époque où le faire, l’immédiateté et l’efficacité nous entraînent à être performants.

Cet auteur nous introduit dans une autre sphère de la vie. Avec de courts chapitres, il nous fait part de ses réflexions personnelles étayées souvent par des lectures. Il nous introduit par exemple vers les ouvrages de François Jullien, spécialiste de l’ancienne Chine, dont les titres sont évocateurs : « l’Eloge de la fadeur » et « Un sage est sans idée ». Lui-même a publié un « petit traité de désinvolture. Nous sommes surpris. Cette sorte de demi-mesure, cette légèreté seraient valables dans notre existence?

« Ne presque rien faire » et l’éducation

Une similitude avec l’éducation me vient à l’esprit. Ce « ne presque rien faire » questionne. Cela me fait penser à Jean Jacques Rousseau qui, dans « l’Emile ou de l’éducation » nous dit qu’une seule phrase bien choisie est plus utile que de beaux discours. Je rajoute : cette phrase serait courte et dite au bon moment. Nous avons tellement tendance à répéter nos directives, comme si nous voulions que « ça rentre » ou que nous devions nous convaincre nous même.

Lors d’un cours avec des étudiantes éducatrices, alors que nous échangions sur la façon d’apprendre le sens des valeurs aux enfants, elles ont évoqué la répétition ! Comme si la quantité d’injonctions sur ce qu’il faut faire ou pas était efficace. N’est ce pas ce que nous avons tendance à faire ? Alors que pour ce sujet, ne s’agit-il pas plutôt de faire surgir de l’enfant un élan vers le mieux ? Par un acte juste, léger : une petite phrase, un silence, une proposition, une question ? Comme lorsqu’on sème une petite graine à la bonne époque. Pour provoquer une situation ni trop riche ni trop pauvre, que l’enfant vivrait, avec ses manques et ses possibles. Elle laissera à l’enfant l’espace à son imagination, à son envie de se dépasser, à sa curiosité, pour trouver le chemin qui le fera grandir, faire ses propres déductions et prendre ses décisions.

C’est un chemin qui s’apprend peu à peu, non pas seulement de la part de l’enfant mais aussi bien de l’adulte qui pour lui-même refait ses choix régulièrement ou à travers les événements de la vie. Sommes-nous actuellement dans cette situation qui comporte suffisamment de manques et de possibilités ? Les deux me paraissent liés. Est-ce dans l’opulence ou sa recherche que nous prenons les meilleures décisions ou que nous goûtons le mieux à la vie?

Entre Jean Jacques et Grozdanovitch

Lorsque j’ai lu, pour la première fois, que pour Jean Jacques Rousseau la simplicité était essentielle, je n’en n’ai pas compris tout le sens. En effet, pour lui, le contexte de la campagne est important et Emile fréquentera les paysans. Comme cela peut nous paraître désuet, bucolique, banal même !

En profitant d’une lecture plus moderne, citée au début, plus en relation avec notre actualité et qui parait plus provocatrice, cela m’a amenée à réaliser qu’à différentes époques il est souhaitable de rappeler que l’essentiel n’est pas dans le plus sensationnel ni le plus visible et surtout qu’il en est de même en éducation et même en pédagogie. L’abondance de biens n’est pas forcément le mieux. Que ce soit dans la conception d’un jeu complexe, dans la multiplicité des moyens pédagogiques il peut y avoir comme une illusion qui empêche de voir l’essentiel.

Hier soir, une émission à la T.V. nous présentait des jeunes « trentenaires » qui se réunissent tous les vendredis pour jouer au jeu de l’oie ou autre jeu de société pour…le plaisir du jeu, de la rencontre…

Bernadette Moussy

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LE MAKATON

L’association AMIS finance ma formation au MAKATON.

Selon moi, c’est un outil très complémentaire de la pédagogie de Maria Montessori. En effet, les effets positifs et les bienfaits de cette pédagogie auprès des enfants (bientôt adultes, voir article de la lettre du mois dernier) handicapés sont désormais connus.

Le MAKATON est un langage, courant de communication multimodal alternatif et augmenté.

Je vais essayer de vous expliquer ce que cela signifie. Tout d’abord il faut savoir que c’est un outil de communication créé par Margaret Walker et très utilisé au Royaume-Uni.

Le programme de formation propose l’apprentissage en deux fois trois jours de la langue signée et de pictogrammes associés à la parole.

Le Makaton peut être utilisé auprès d’enfants et d’adultes ayant des handicaps de communication différents.

Il permet de rentrer en communication verbale, gestuelle et visuelle avec une autre personne.

Cette technique peut être utilisée par toute personne ce qui signifie que nous pouvons grâce à ses bases entrer en contact avec les enfants dysphasiques, les autistes, toute personne ayant des difficultés à communiquer.

Le vocabulaire de base contient 450 concepts et peut être enrichi de 7000 autres.

Je me suis vraiment passionnée durant le premier module. Je connaissais déjà pas mal de signes grâce à Marielle Lachenal, qui est aussi formatrice en langage des signes pour bébés et avec laquelle mon bébé et moi avions déjà passés 10 séances ensemble pour notre plus grand plaisir.

Je propose de vous présenter ci-après quelques pictogrammes sur les émotions. J’avais cette motivation pour mon bébé : lui permettre d’exprimer ces émotions avec les mains très tôt , avant de pouvoir le faire avec sa bouche.

Nous commençons avec 4 pictogrammes, vous pouvez les imprimer, les plastifier et les utiliser avec votre entourage.

Les avez-vous devinés ? : cauchemar- colère – solitude – souffrir –

Dans la prochaine Newsletter nous en apprendrons un peu plus sur le makaton mais en attendant vous pouvez consulter le site www.makaton.fr

Murielle LEFEBVRE