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Education pour la vie, extraits de la lettre N°20 – Août 2010

Edito de Murielle Lefebvre

Plus d’une quarantaine de personnes ont pu suivre cet été une formation à la pédagogie Montessori par l’intermédiaires de notre association AMIS et de ses formateurs.

Nous proposions des formations pour les 3 niveaux d’âges. Nous sommes la seule et la première association en France à proposer ce cursus complet et cohérent.

Cet été, vous pouviez suivre une formation durant 2 semaines pour le niveau 0-3 ans. A Paris, pour le niveau 3-6 ans, vous pouviez assister à une, deux, trois ou quatre semaines.

Enfin, pour le niveau 6-12 ans, vous aviez déjà 3 semaines possibles rien que sur les mathématiques. Nous allons continuer à vous proposer de telles formations et grâce à notre équipe d’intervenants nous pourrons vous proposer plusieurs dates et lieux de stages.

Durant l’année 2011, l’association AMIS va vous proposer des nouveautés.

Tout d’abord les conférences vont continuer et nous vous proposerons 2 nouveaux thèmes :

  •               Montessori et le handicap
  •               Eduquer les garçons

Dans les domaines de formations, nous sommes heureux de vous annoncer le lancement de 2 nouvelles formations (en français) au Québec, l’une pour le niveau 3-6 ans et l’autre pour le niveau 6-12 ans.

Enfin, nous travaillons sur des projets d’édition et de diffusion de matériels pédagogiques pour 2011.

Murielle LEFEBVRE – Responsable pédagogique

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Article de Bernadette Moussy

Parlez-moi d’histoire… ou petite contribution du passé, à la démarche éducative.

«Et le pire de tout, c’est que nous entreprenons et organisons ces choses sans seulement penser que nous recommençons l’éternelle histoire»

(Alain, Propos du 15 juin 1935, le Miracle du progrès, Pléiade, p. 1265)

L’initiation à l’Histoire de l’Education, que j’ai faite régulièrement, depuis 25 ans, que ce soit pour des étudiants ou pour des professionnels en formation, provoque quelquefois des réactions dont je vais parler ici et auxquelles je propose des réponses.

Les pédagogues et les éducateurs actuels sont bien souvent « le nez dans le guidon ». Les étudiants sont avides et curieux de connaître les dernières pédagogies ou stratégies élaborées pour les relations éducatives. Les pédagogues ou parents sont sous la pression des exigences de la société ou de leurs objectifs propres. Pris, par ce qu’ils considèrent l’urgence du moment, ils ne voient pas toujours la nécessité de s’intéresser à ce qui les a précédés.

On peut les comprendre : le présent est suffisamment prégnant et puis n’a-t-on pas fait le tour de la question ?

Ne sommes nous pas à une époque où les sciences sociales ont approfondi les systèmes d’acquisition des connaissances, n’avons-nous pas tout dit ? Pourquoi revenir en arrière ?

« On a tout dit » et pourtant !

C’est vrai on a tout dit et il y a même longtemps ! Il y a plus de deux mille ans on avait déjà observé la place du jeu dans l’observation des enfants et dans l’apprentissage. Les capacités de l’enfant exigeaient déjà que l’on modère ses objectifs pédagogiques.

Tout au long de l’Histoire de l’Education on retrouve plus ou moins les mêmes hésitations. Ces dernières se situent : entre la place à la connaissance à transmettre et le développement propre de l’enfant, entre l’importance de la mémoire par rapport à la réflexion, entre l’obéissance et l’expression de facultés créatrices.

On observe régulièrement que certaines formes d’apprentissages sont en contradiction les unes avec les autres, comme par exemple : laisse t-on l’enfant faire ses expérience ou donne t-on la priorité à la connaissance verbale. ?

De plus on remarque un  phénomène intrinsèque à l’évolution des idées éducatives. C’est celui qui, à chaque époque, dans le but de s’adapter, élimine des attitudes considérées comme dépassées. Or, elles  renaissent par la suite et on les considère comme des nouveautés. Évidemment elles réapparaissent différemment, exprimées avec le langage et les connaissances de l’époque. Nous donnerons l’exemple de la pédagogie par contrats qui existait au Moyen âge dans les universités ou l’apprentissage de la lecture avec la méthode globale utilisée aussi à cette époque.

Nous constatons que depuis des siècles, il y a des questionnements semblables aux nôtres. Comment trouver la pédagogie la plus rentable, comment tout simplement se faire obéir, comment se faire comprendre par les élèves, comment…Que de nombreuses personnes ont pensé, ressenti, cherché, analysé et trouvé comme nous. Nous faisons partie d’une lignée d’éducateurs qui commence à la nuit des temps jusqu’à aujourd’hui. Nous découvrons que nous entrons dans une longue filiation où les découvertes sont surtout des réminiscences.

Pourtant nous avons évolué, il y a de nombreux changements et de nouvelles connaissances par exemple sur le développement de l’enfant et ses processus d’apprentissage. De plus l’évolution de la notion de « personne » nous fait regarder la place de l’enfant différemment, ainsi que celle de la femme éducatrice.

Mais la connaissance ne donne pas forcément le génie, encore faut-il savoir l’utiliser. Car la pédagogie est un acte, un engagement qui prend en considération de multiples éléments qu’il faut savoir gérer.

Un « éternel recommencement »

Devant le constat de la pérennité des questionnements pédagogiques on peut ressentir une certaine ambivalence entre la déception et l’admiration. On est amenés à dire : « déjà ! On pensait cela il y a si longtemps? », Le « déjà » révèle à la fois une certaine estime pour les ancêtres et reflète l’impression de ne pas avoir fait beaucoup de progrès devant les questionnements constants. L’humilité est alors de mise.

Par ailleurs nous pouvons aussi découvrir des attitudes qui nous choquent, qui nous paraissent inappropriées à la conception que nous avons de l’enfant actuellement. Mais en même temps nous sentons que nous sommes toujours confrontés aux mêmes problématiques. On ne bat plus les enfants dans les écoles, mais nous sommes dépassés par certaines effronteries, nous ne noyons plus les élèves dans des rythmes d’apprentissages trop intenses comme dans les collèges du 17e siècle mais nous avons l’impression que nos programmes sont trop chargés.

Et si «cet éternel recommencement» apparent faisait partie de l’essence même de l’éducation ?

Le propre d’une pédagogie est d’être vivante, incarnée, comme l’est la transmission orale, qui passe toujours par quelqu’un. Nous sommes alors dans la continuité de l’Histoire et de la dimension unique de chaque situation éducative. Unique ne veut pas dire isolée. La découverte qu’un enfant de 5 ans fait lorsqu’il commence à élaborer ce miracle de la lecture c’est la première fois pour lui, il le fait à sa façon, mais il est dans une continuité avec tous ceux qui l’ont précédé. Chacune des situations fait partie d’un tout, dans l’espace et dans le temps. Nous sommes des héritiers plus ou moins conscients de tout un cheminement et nous continuons à le construire, dans la réalité de tous les jours.

Alors pourquoi s’intéresser à l’Histoire ?

Première démarche de l’épistémologie, la découverte de Histoire a de multiples intérêts. Nous allons en présenter un.

Dans la démarche historique il y a un écueil à éviter que les historiens appellent « le présentisme ». On juge alors une époque avec des critères actuels. Mais si l’on essaye de comprendre le sens d’un évènement en le resituant  dans son contexte, on fait alors une démarche d’ouverture à l’autre. Découvrir des sujets qui nous concernent, et qui se sont déroulés en d’autres temps, nous donne l’occasion d’accepter de se laisser dépayser, de prendre du recul vis-à-vis de notre actualité.

Ce qui est étrange par rapport à la situation actuelle peut éloigner l’intérêt, mais il permet aussi de relativiser sa propre démarche, de l’analyser, de la voir sous un autre angle. On prend ainsi la mesure de soi-même comme lorsqu’on découvre d’autres lieux. En effet, lorsqu’on voyage on est quelquefois surpris par certaines façons de penser et de vivre, mais si nous faisons une réflexion nous retrouvons des éléments de l’esprit universel dans le comportement des autres. Lors d’une remontée dans le temps, nous y trouvons des correspondances à nos propres questionnements, après avoir « déblayé » ce qui peut nous dérouter. Nous faisons alors une démarche de la pensée.

Cette démarche d’ouverture, de relativisation, de rencontre avec l’autre, ressemble bien à celle qui est souhaitée dans la relation éducative. Il s’agit aussi, dans cette situation, de prendre en considération le contexte, le passé et l’avenir. L’éducateur, le pédagogue qui a accepté de faire ces démarches devient un créateur, une personne en recherche, dont l’autre, enfant ou jeune, ou même adulte, en évolution, a besoin. Il ne s’agit plus alors d’obéir à un courant de pensée ou à une pédagogie. L’enfant n’a pas devant lui une méthode, mais quelqu’un qui fait tout un travail intérieur.

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Témoignages des stagiaires de l’été 2010

Marie-José

Comment résumer : une expérience passionnante, très enrichissante, une partage au sein d’un groupe de personnes venant d’horizons, si différents, qui se retrouvent tous à ….Horizon Montessori,  dans l’ambiance des enfants, dans cette école superbe, dans une rue piétonne, avec un parc à côté !!

Avec l’objectif commun : apprendre, pratiquer, comprendre l’enfant par Maria Montessori, pour mieux faire le lien entre l’enfant et le matériel si riche, une belle aventure rendue possible grâce à Murielle, à Véronique et aux deux Damien, et tous les autres intervenants. ET les stagiaires, voila c’était cela le stage 3 -6 ans promo 201.  J ‘ai hâte d’être présente aux autres stages….:), et nos discussions avec les autres stagiaires me manquent déjà …Comment résumer : MERCI…..

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Anne

Je suis enseignante spécialisée, je travaille auprès d’enfants qui ont tous une problématique autour de la langue orale et / ou écrite: surdité, dyslexie ou dysphasie. Ce sont des enfants qui ont en commun une grande difficulté pour conceptualiser, ils ont donc du mal à donner du sens à leurs apprentissage. C’est pour cela que je me suis orientée vers la formation Montessori, le matériel utilisé permet de passer par d’autres entrées sensorielles que l’audition et permet aux enfants de se construire des représentations beaucoup plus solides qu’avec un enseignement traditionnel.

Je n’ai pu faire qu’une semaine de formation sur les mathématiques mais j’en suis repartie avec beaucoup d’idées pratiques ce qui fait souvent défaut aux autres formations. Sans compter la qualité de l’accueil et la disponibilité des éducatrices Montessori !