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Education pour la vie, extraits de la lettre N°15 – Décembre 2009

Editorial par Murielle Lefebvre

La semaine de formation aux sciences à Avignon se termine.

Nous avons innové cette année : une formation contiguë à « la maison des enfants ».

En effet, l’école étant suffisamment vaste, elle a accueillie les stagiaires pendant que les enfants travaillaient dans l’autre classe.

Il y avait une dizaine de stagiaires et 4 autres intervenantes, Lydie Murielle, Pascale et Sabine pour aborder des thèmes scientifiques différents.

Notre association a aussi innové par la présence des propres enfants des stagiaires dans la classe maternelle.

Pendant que les parents se forment, les enfants expérimentent la pédagogie.

Ce qui fait de notre association, une fois de plus, la première à proposer ce genre de prestations en France, voire en Europe.

Enfin, nous avons fait quelques leçons « in live»  grâce aux enfants accueillis, pour nous permettre de vivre pleinement nos présentations de matériels. Encore une belle opportunité pour chacun de nous.

Ce fut riche car en dehors du programme, l’ambiance fut rayonnante grâce à la présence de tous ces enfants que nous remercions encore chaleureusement !

Venez vous aussi vous former à la pédagogie Montessori, avec vos enfants acteurs dans la classe à côté !

Murielle LEFEBVRE (mars 2010)

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La notion de plan dans le contexte « middle school » Montessori
Extraits d’un article de Paul Clement Czaja Ph D.

Dans les années 60, quand j’ai commencé à enseigner selon les principes Montessori à l’école Whitby (Connectitcut, USA), nous avons créé un modèle afin d’éduquer les élèves des classes primaires supérieures et moyennes (upper elementary and middle school). Nous avons eu la « bénédiction » de Mario Montessori pour appliquer les observations de sa mère sur la façon dont les enfants apprenaient individuellement, adaptées à des enfants plus agés.

Une aide bienvenue nous est venue presque immédiatement de Helen Parkhust déjà bien agée à cette époque. Helen a été la première Montessorienne à développer l’usage du « contrat » comme une manière respectueuse d’avoir des projets d’éducation personnalisés pour des adolescents. Elle développa cette notion à Dalton (Massachusetts, USA) en 1922 et lui donna le nom de « plan contractuel » (contract plan).

Nous l’avons utilisé avec succès pendant des années à Whitby et, désormais, je suis en train d’aider un autre groupe de Montessoriens ici, afin de raffiner son usage dans le contexte de l’ère moderne et de l’omniprésence des ordinateurs.

Les caractéristiques typiquement Montessori qui guident la notion de plan contractuel sont :
1) des opportunités d’apprentissage qui correspondent aux intérêts et capacités de chaque étudiant(e).
2) des projets qui favorisent l’indépendance -de l’étudiant(e)-
3) l’amélioration des compétences sociales de l’étudiant(e) et son sens des responsabilités envers les autres.
4) aider chaque étudiant(e) à maîtriser les compétences académiques de base en conformité avec les standards d’état pour les écoles indépendantes.

En adhérant (ou acceptant le contrat) à un ensemble clairement défini d’exercices dans des domaines spécifiques, l’étudiant(e) est mis face à l’opportunité de faire des choix sur leur apprentissage et dans le processus de découverte de leurs propres intérêts et prennent la responsabilité de les approfondir. Correspondant à leur classe d’âge, ces étudiant(e)s vont également apprendre comment répartir leur temps et à prendre en main leur propre éducation.
En travaillant dans le cadre du plan contractuel, les étudiant(e)s vont développer leurs facultés d’être des élèves sérieux, sincères, ouverts et indépendants.

La partie la plus difficile pour les éducateurs qui concoivent les plans contratuels avec et pour les étudiant(e)s, c’est que cela implique de proposer des tâches d’apprentissage variées qui respectent vraiment les différences qui existent entre chaque adolescent(e). Comme toujours dans une proposition Montessori, nous devons différentier en prenant en compte l’intérêt de chaque individu, son niveau de développement et son rythme personnel d’apprentissage.
Parce que le plan contractuel est un accord entre l’éducateur et l’étudian(e), il est le cadre fondamental du respect des différences individuelles.

Chaque plan contratuel contient des tâches d’apprentissage et certaines demandent l’usage de programme informatique. Les exercices peuvent être :
– introduction à des nouveaux sujets ou domaines,
– un mélange de lectures, recherches, rédactions et même des présentations de type « powerpoint »,
– des révisions pour celles et ceux qui nécessitent plus de pratique afin de maîtriser telle ou telle matière,
– de niveaux différents et de tailles variées en fonction de l’habilité et de la maturité de étudiant(e) concerné(e).

Mon travail personnel avec les éducateurs utilisant le plan contractuel d’Helen Parkhurst (il y a bien des années à l’école Whitby, largement avant que les ordinateurs ne fassent leur apparition et également aujourd’hui, dans cette époque d’incroyables possibilités de recherches et d’apprentissages grâce aux outils hi-tech) continue à développer des jeunes femmes et jeunes hommes qui sont auto-motivés et auto-disciplinés afin de se préparer un brillant futur.

Suite à ma traduction (partielle) de cet article, j’ai demandé à Paul quels contacts il avait eu avec Mario Montessori :
Quand Whitby a démarré, Mario était à la tête de l’association Montessori internationale (AMI), prenant le relais après le décès de sa mère en 1952. Il approuva la fondation de Whitby et nous étions officiellement une école Montessori. La formation à notre école a été assurée par un des formateurs de Londres, Elisabeth Stephenson.
Mon diplôme Montessori a été signé par Mario, il est venu visiter notre école pendant les premières années et nous avons diné ensemble à Greenwich. Il observa nos classes et nous conseilla sur notre travail dans la classe 6-9 ans. Il suggéra que nous entrions en contact avec une école en Allemagne qui utilisait les principes de sa mère dans le cadre d’une middle school, ce que nous fîmes.
Peu après, notre « contract plan » évolua à partir du moment où nous avons commencé à travailler avec Helen Parkhust qui avait suivi le tout premier séminaire de formation donné par Maria Montessori à Rome.
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Une journée à la middle school par Alain Lefebvre

Elle commence par « l’arrival » (la procédure de dépose des enfants par les parents qui arrivent tous les uns après les autres en voiture… Les parents ne garent pas leur voiture au parking, ils s’arrêtent au niveau d’un membre de l’équipe de l’école, les enfant descendent et les parents repartent aussitôt… Tout cela est très organisé et assez fluide en fait, pas du tout les séquences chaotiques qu’on connait en France et ailleurs) puis les enfants se rassemblent devant leur bâtiment (il y a plusieurs bâtiments sur le campus) et entre dans leur classe à partir de 8:45 (l’école commence officiellement à 8:30 pour les plus jeunes mais plus tard pour les adolescents).

Les élèves ont une « classe de référence » (appelée « the house » dans leur jargon) où ils sont comptés le matin (de façon à gérer les absences). C’est aussi le point de ralliement à la fin de la journée (vers 15:15) où est organisé le « dismissal » (l’opposé de « l’arrival » : lorsque les parents viennent chercher leurs enfants, encore plus organisé le soir que le matin !).
Ce matin, je suis dans la classe LE20 avec Bob (50 ans, éducateur en sciences) qui est seul ce matin car sa collègue habituelle est malade (les éducateurs sont deux par classe normalement). Je peux compter 27 élèves installés dans cette large pièce. Comme d’habitude, la classe est peu structurée et les bureaux sont répartis un peu partout dans la pièce.

Bob commence la journée par un petit speech sur le contrat et le respect des procédures (les contrats doivent être signés par les parents) puis il parle du contenu du nouveau contrat (un nouveau contrat remplace le précédent toutes les 2 semaines). Dans le cadre du nouveau contrat, l’étude des os, des empreintes digitales et des cheveux s’organise autour de la notion de « scène du crime » où les preuves doivent être collectées, analysées et classées selon leurs catégories respectives.

Ceci, c’est pour la classe de sciences. Mais le même « jeu » va continuer dans la classe de littérature où les preuves vont être utilisées dans le cadre d’une simulation de procès où c’est le système judiciaire qui va être étudié à cette occasion et par ce moyen…

Durant la matinée, dans la classe de sciences, des « labos » sont organisés. J’observe celui où les élèves doivent replacer les os d’un squelette dans la bonne position, par groupe de 4 à 6, les élèves se relaient autour de la table où a lieu ce « labo » du jour.

La journée commence effectivement à 8:45 et il y a un « break » (récréation) de 15mn à 10:30. Le lunch de la mi-journée est pris à 12:30 et la coupure de ce moment est juste d’une heure. La journée reprend à 13:30 et continue jusqu’à 15:15 où les élèves rejoignent leur « house » (s’ils n’y étaient pas déjà) pour le « dismissal ».

La semaine est divisée en deux parties : le lundi, mercredi et vendredi sont consacrés au contrat alors que le mardi et le jeudi sont les journées des « studio » (matières optionnelles). Ils sont choisis individuellement par les élèves dans une liste personnalisée pour chacun. Les choix possibles sont nombreux et l’élève doit en sélectionner au moins 3. Mais, quelquefois, un ou plusieurs choix sont imposés  en fonction de l’élève si celui-ci a des retards ou des difficultés dans telle ou telle matière (d’où la personnalisation des listes).

A propos des devoirs à la maison : ils sont à la discrétion de chaque éducateur. Bob pour sa part n’en donne que très peu car les « homeworks » sont contraires aux principes Montessori selon lui. De l’avis de Bob, le principal apport de la pédagogie Montessori réside justement dans la possibilité de s’adapter aux différents types d’étudiants.