Deux personnes de notre Académie, ont pu assister à une conférence sérieuse traitée avec humour par Stéphane Blocquaux.
C’est un Docteur en Sciences de l’information et de la communication, auteur et chercheur qui a mené diverses formations ou expertises auprès du ministère de la Santé, du Sénat, de la Fondation pour l’Enfance ou encore de la Protection judiciaire de la jeunesse.
Il intervient également sur le terrain au sein d’établissements scolaires afin de sensibiliser nos jeunes dès le collège.
Mardi, c’était le cas pour nous parents et professionnels de l’éducation, et dans l’après-midi pour les jeunes en classes de 4e qui ont pu avoir eux aussi une intervention très concrète avec M. Blocquaux.
Ce dernier a abordé quelques thèmes intéressants sur lesquels nous sommes encore trop peu nombreux à intervenir. Il y a PERIL et URGENCE sur l’utilisation trop précoce (en âge), trop intensive (en temps et en nombreux d’applications) de la part des jeunes.
Il nous a donné le chiffre de 50 heures par semaine passées par les adolescents sur les ordi, tablettes, téléphones et écrans TV, tout confondu ! 50 heures par semaines en plus des 27 heures de cours, difficile à croire. Ce qui permet de conclure que :
les jeunes passent la plus grande partie de leur vie en virtuel.
Murielle, directrice de l’Académie TMF, en parle régulièrement depuis des années, et elle espère, comme M. Blocquaux qui est en train de proposer une loi interdisant les téléphones avant 15 ans, que la raison redeviendra plus forte que la faiblesse et que nous pourrons sauver les jeunes, tant qu’il en est encore temps.
La prochaine conférence traitera du cybersexe, annoncée de la sorte par le même intervenant :
« LE CYBERSEXE »
« Pas de smartphone avant le lycée ! » Tel devrait être le slogan d’une lutte efficace contre la pandémie pornographique qui frappe les enfants depuis le début du millénaire. Il y a urgence à ouvrir les yeux des parents et des pouvoirs publics, pour qu’ils prennent la mesure du phénomène de la cybersexualité et de ses effets délétères sur les plus jeunes.
Il s’agit, d’une part, de comprendre les nouveaux codes et références d’une industrie de la pornographie spectaculaire et lucrative qui envahit la toile pour s’offrir aux yeux des enfants.
Parents, éducateurs ou décideurs, nous devons faire des choix de repères éducatifs concrets pour agir et protéger les jeunes générations des formes les plus violentes du virus de la cybersexualité. »
Nous sommes tous concernés par ce virus d’utilisation virtuelle à outrance, qui est en train de tuer le cerveau de nos enfants.

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