Pour des illustrations de mon prochain livre « Maria et Mario Montessori en Inde », j’ai choisi d’insérer des cartes géographiques. Elles furent également l’occasion pour moi de tester les outils IA sur ce point.
Après plusieurs essais, je me suis rendue compte que le premier résultat à partir d’un prompt bien préparé était bluffant. En quelques secondes j’obtenais des cartes en couleurs ! Mais quelle déception sur l’emplacement correct des villes, sur la création d’artifices peu exacts et pas souhaités, sur une partie de la carte légendée en anglais et une autre en français, etc.
Je décidai donc de comparer le temps pris pour une carte effectuée comme avant, avec des outils de sélection et de mise en page « traditionnels » au temps à tenter de corriger toutes les erreurs IA. Etant donné que le résultat n’était pas vectoriel, je ne pouvais rien corriger par moi-même. -Cette expression forte de Maria Montessori : Aide-moi à faire par moi-même (je n’ai jamais cautionné l’expression « aide-moi à faire seul » mise en avant par l’AMI francophone, car l’adjectif « seul » peut être interprété de différentes façons, et la philosophie Montessori n’est pas interprétable justement)- prenait tout son sens.
Finalement je passai beaucoup de temps à corriger une par une les erreurs de l’outil IA, beaucoup plus de temps que celui pris pour effectuer les cartes géographiques avec les outils traditionnels. Et puis les productions IA, je perdais la possibilité de modifier à ma guise.
Finalement j’adoptai un chemin mi-figue mi-raisin : pour certaines cartes ou parties de la carte j’utilisais (ou pas) l’outil IA et pour d’autres mises en page, je composai avec d’autres outils.
Voici une des cartes sur laquelle j’ai passé plus de 2 heures tout décompté, et elle n’est pas parfaite.
Alors sachons garder un oeil sur la notion de temps, un bien si précieux !
Murielle


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